MANIFESTE DE 1878 INSPIRE DU « PETIT FASCICULE » PILONNE SOUS NAPOLEON III. EDITION APPROUVEE ET MODERNISEE LE 23 OCTOBRE 1993 PAR MODESTE TROYAS, TRESORIER ET PRESIDENT PAR INTERIMAIRE DU CLUB DES AMIS DE LA VERITE.

 

« La plupart des hommes ne réfléchissent pas sur ce qui se présente à eux et, même une fois instruits, ils ne comprennent pas : ils vivent dans l’apparence »
Platon

1-Puissions-nous n’avoir jamais commencé à exister ? Mais la notion de commencement a t-elle aucun sens si ce n’est celui d’un commencement dans le temps. Nous pouvons sans doute avoir un premier éveil et un dernier éveil mais puissions-nous avoir ce commencement comme présent vivant ? Sans ce présent vivant rien n’aurait d’existence ni les autre Moi impliquée en Lui, ni le monde avec la naissance de l’homme et la mort de l’homme dans le monde.
Etant donné que la suprématie de Gaia l’emporte dans le rapport dominant-dominé instauré par la mise en ordre judeo-bourgeoise actuelle dans les relations institutionnelles qui sont à contrario soumises aux pulsions thanatiques d’Eros, les flux interculturels résultant de la mouvance cathartique doivent être redirigés dans un mouvement ascendant hégelien d’absolution complète du néant symbolisé dans la culture pangermanique par le marteau de Thor. Il faut néanmoins admettre que pour des raisons qu’il serait entièrement faux de distinguer de plus vastes tendances politiques et idéologiques associées à la fin des années 70, le mode d’expression extérieure du club est passé d’un intérêt pour les formes du récent radicalisme orthodoxe à une prise en compte de la plus vaste culture de l’avant-gardisme occidental. En se gardant de retomber dans une conception réificatrice, centrée sur le médium de l’œuvre socioculturelle du club, on peut maintenant voir que la période 1950-1962 marque un tournant notable dans l’acceptation du mouvement singulier des valeurs marchandes : c’est par essence la réemergenge de l’esthétique homosexuelle libérale après sa mise en parenthèses par la critique conceptualiste du modernisme. Cependant ce tournant surgit en temps et lieu à l’intérieur du déploiement logique de la pratique kantienne sublimée plutôt qu’il ne représente une césure. Désormais il n’est pas à exclure les réminiscences subtiles d’un conflit inter-générationnel perceptives en interrogeant les formes idéologiques de production du sens. Il y a une métaphysique dans le matérialisme à mi-chemin entre la tendance tournée vers l’extérieur –continuellement menacée par le spectre de la non réflexivité- et la tendance émergente du conditionnement combiné à une iconographie du corps féminin explicitement sexualisée. Cela revient à dire une confluence d’impératifs sociologiques et psychologiques qui confèrent au club son caractère ultime et sa force de conviction discursive. Dans cette logique tautologique encore faudra t-il souligner que nous n’entendons pas par là assigner des intentions nettes ni mêmes explicites au processus. Cette « nécessité », proche peut-être de ce qui antérieurement fut appelée « nécessité sociale », est à la fois difficile à définir et de grande importance critique. C’est peut-être à cause et non en dépit du fait que ce qui est en jeu, c’est le pouvoir esthétiquement fécond de tels motifs, plus que leurs pouvoirs étroitement polémiques. Dans la banalisation de la rhétorique historique du modernisme, l’on finit par parler de « nécessité interne » comme d’une motivation puissante de la pratique psycho-esthétique. Le flux interne des courants majoritaires en jeu à divers degrés d’intensité et de densité a pour effet d’optimiser d’autres formes d’échange social entre la critique de soi et l’affaissement des formes établies dans la pratique instrumentale évoquant la normalisation du statut que les formes traditionnelles de contestation ne pouvait mettre en opposition. Outre la déchirure première provoquée par l’accouplement forcé avec Uranos le furieux, le métabolisme structural et ostentatoire de l’appareil socioéconomique apparaît désormais comme un vulgaire ersatz de la pensée néo-classique dominante ayant pour but de redonner l’aspect « expansif » retenu tout au long de ses années par un consortium vindicatif bloquant ainsi toutes introspections relative aux mouvements alternatifs suivant les revendications pré-établies : à moitié moine zen, à moitié dandy New-Yorkais. Suivant un processus éculé de réemploi des masses courantes interventionnistes faisant l’effet de « plaque » textuelle, il faudra désormais comparé les éléments constitutifs de l’identité d’une contre-influence positivo-négationniste qui ne sont que la partie cachée de l’iceberg, dont les surfaces scintillantes nous charment et nous égarent, en nous empêchant de nous apercevoir qu’une autre chose est là qui bouge, lentement, qui se dérobe a notre vue. A cette narcissique culture dite « radicale », culture en fait académique, avec sa rhétorique touristique et bariolée, sa rhétorique hybride, éparpillée a été dévolu ce rôle historique. Rôle qui a long terme, semble devoir plus au soucis de s’accommoder que de transformer.

 

2-D’où encore que l’esthétique homosexuelle, qui intervertit comme toujours certains pôles et bloque ainsi la rotation du couple Satan-Lucifer, soit condamnée à singer ou à mimer la souffrance de la vérité au lieu de la vivre, et en soit venu à s’inventer, pour se donner l’illusion ou l’apparence de la double jouissance, la bizarre notion de la transgression : n’étant plus obtenue comme compensation ou consolation de la souffrance de la vérité, la joie de la beauté s’est multipliée par la violation imaginaire des règles ou des limitations que la beauté (ou la chair) s’impose à elle-même par on ne sait quel arbitraire décret. L’ancienne dissociation du fond et de la forme est aujourd’hui généralement rejetée par les esthéticiens, mais c’est parce que l’esthétique, devenue à dominante homosexuelle, privilégie les facilités de la forme parce qu’elle est rebutée par les difficultés de fond . Après tout, une thèse profonde du matérialisme historique affirme que le système de légitimation politique et les structures de l’expression artistique se correspondent, tous deux étant des manifestations de surfaces d’une même structure profonde, celle qui définit un ordre social donné. Ouverture de l’être à l’interdépendance universelle et à l’éternel présent , la pensée véritélicienne est, dans son essence, une et intemporelle, et aucune analyse, aucun enseignement ne peuvent prétendre en épuiser le plénitude qui est inépuisable et même, dans son cœur, indicibles.
Ce qui est confirme par deux phrases d’Heraclite Ô combien riches en sens :
« L’harmonie cachée vaut mieux que l’harmonie visible »
« Tu ne saurais atteindre les limites de l’âme, aussi loin que tu portes ta route, tellement est profond le Logos qui l’abrite »
Cependant le stochastique permet de déterminer à l’avenir l’état des marchés que nous avons déjà rapproché de la triade platonicienne : le beau, le vrai, et le bien de l’esthétique, de l’éthique et du religieux. Cette activité simultanée de refus et de fondation faisait elle-même partie de la nature du changement du paradigme existentialiste ; ce n’en était pas la propédeutique. Il en découle alors un aspect méta-linguistique dérogeant ainsi avec une certaine idéologie primaire du conservatisme sartrien bien qu’il ne fut à aucun moment question de mettre hors-jeu les oppositions existantes.
Etablir en ce premier centenaire le bilan non seulement des empiétements, des déformations, des falsifications idéalisantes qui subsistent mais aussi des nouvelles instaurations par lesquelles l’homme intérieur recommence à voir la dialectique de son perpétuel dépassement et de la présence, en lui, de l’indépassable, tel est le but que nous essaieront d’atteindre en troisième lieu.
D'ailleurs, la doctrine exposée en cet écrit n'est point un système logique issu de la seule contemplation d'idées générales ; elle n'a pas été construite par une méditation ennemie du détail concret. Elle est née, elle s'est développée par la pratique quotidienne de la Science.
Ainsi donc, pour juger si un ensemble de propositions constitue ou non une théorie physique il nous faut examiner si les notions qui relient ces propositions expriment, sous forme abstraite et générale, les éléments qui constituent réellement les choses matérielles ; ou bien si ces notions représentent seulement les caractères universels de nos perceptions.

 

3-Pour qu'un tel examen ait un sens, pour qu'on puisse se proposer de le faire, il faut, tout d'abord, qu'on regarde comme certaine cette affirmation : Sous les apparences sensibles que nous révèlent nos perceptions, il y a une réalité, distincte de ces apparences. Existe-t-il une réalité matérielle distincte des apparences sensibles ?
De quelle nature est cette réalité ?
Thalès le Milésien a affirmé que l'eau était Principe de l'univers, il a ce semble été le premier auteur de la Philosophie, & de lui a été nommée la secte ionique des Philosophes : car il y a eu plusieurs familles & successions de Philosophes. Nous touchons au moment d'une grande révolution dans les sciences. Au penchant que les esprits me paraissent avoir à la morale, aux belles-lettres, à l'histoire de la nature, et à la physique expérimentale, j'oserais presque assurer qu'avant qu'il soit cent ans, on ne comptera pas trois grands géomètres en Europe. Cette science s'arrêtera tout court où l'auront laissée les Bernoulli, les Euler, les Maupertuis, les Clairaut, les Fontaine et les d'Alembert. Ils auront posé les colonnes d'Hercule. On n'ira point au-delà. Leurs ouvrages subsisteront dans les siècles à venir, comme ces pyramides d'Égypte dont les masses chargées d'hiéroglyphes réveillent en nous une idée effrayante de la puissance et des ressources des hommes qui les ont élevées.
Les êtres humains, les animaux, les plantes, tout dans l'univers présente diverses vibrations de la même substance - les supercordes-. Comme des entités apparemment séparées, NOUS SOMMES EN REALITE DES ETRES D'ENERGIE VIBRANTE, intimement reliés à tout le reste dans l'univers, via le Champ d'Energie Universelle, qui ne connaît ni ne voit aucune limite. Nos corps sont de magnifiques morceaux de musique (tout comme une symphonie de Beethoven) dont les notes font vibrer les supercordes qui sont répandues dans tout ce qui existe dans le monde. L'univers est un grand Champ d'Energie Universelle, et nous en sommes une partie vitale, - partageant la même énergie -" l'Energie Universelle" - Et même si parfois, quand ce "morceau de musique qui nous compose ("nos corps") se trouve en déséquilibre, en "dysharmonie", et que nous tombons malades, le Champ d'Energie Universelle qui nous entoure a le potentiel de restaurer la santé et la vitalité. Nous sommes entourés d'énergie, l'Energie Universelle, qui n'a aucune limite. Cela ne nous demande que le fait d'être conscient qu'elle existe; et alors, elle est disponible pour notre bien, si nous pouvons apprendre son langage - comment elle fonctionne et soigne
C’est là un fait d’une extrême importance qui rejète une acceptation du mécanisme cartésien pour la raison parfaitement fallacieuse que cette « surface intérieure », étant une conception purement mathématique ne peut opposer de résistance au mouvement d’un vrai corps dans notre espace, il est , il fut, toute aussi possible pour lui de le recréer ailleurs. Nous le voyons d’emblée : l’espace est éternel : donc incréé. Mais les choses qui sont dans l’espace ne participent d’aucune façon a ces propriétés. Bien au contraire : elles sont temporelles, sujettes au changements et sont crées par Dieu dans l’espace éternel et un certain moment du temps éternel. Le mouvement circulaire ou de rotation, sur la terre comme dans les cieux, donne naissance à des forces centrifuges, dont la détermination nous permet de reconnaître son existence dans un corps donné, et même de mesurer sa vitesse, sans que nous ayons a nous occuper de la position ou du comportement d’aucun corps autre que celui qui tourne. La conception purement relative trouve sa limite -et sa réfutation- dans le cas du mouvement circulaire. En même temps la tentative cartésienne pour étendre cette conception au mouvement céleste se révèle pour ce qu’elle est : tentative maladroite d’ignorer les faits, interprétation grossièrement fausse de la structure de l’univers. La terminologie et le langage de Raphson ont un incontestable parfum de Spinozisme. Mais, bien que profondemeninfluencé par spinoza, Raphson n’est nullement spinoziste. Ainsi même si elle était infiniment étendue –ce qu’elle n’est pas- la matière ne serait jamais identique a l’extension divine et ne pourrais jamais devenir un attribut très efficacement combattu par la philosophie mathématique la seule, a prouver que la matière est la partie la moins considérable et la moins importante de l’Univers.

Nous nous sommes efforcés d'éclairer chacune de nos affirmations par des exemples, craignant, par-dessus toutes choses, les discours dont on ne saisit point l'immédiat contact avec la réalité.

 

 


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